Par Hélène Barrios, Directeur Général Cegid Public
Il serait bien présomptueux de vouloir aborder l'ensemble des enjeux de l'e-administration dans un texte court. Il est plus raisonnable de se focaliser sur les tendances lourdes qui caractérisent les projets.
En l'occurence, il n'est pas inutile de rappeler que tous les progrès de l'e-administration sont fondés sur une plus grande intégration des systèmes d'information avec les technologies Internet, et ce avec deux impératifs omniprésents : la dématérialisation et l'usage des outils collaboratifs.
Cela étant posé, toutes ces évolutions techniques, métiers et organisationnelles sont guidées par une même finalité : proposer davantage de services en ligne aux usagers. Et c'est justement la diversité des usagers qui donne toute son importance à l'interface des applications utilisées : les citoyens, les associations, les administrations centrales, les partenaires locaux et biensûr les élus et les agents.
Cet objectif supérieur impose d'organiser en amont des actions ce qu'on l'on a désormais coutume d'appeler "une conduite du changement".
Au delà des technologies, le changement concerne effectivement le capital humain des collectivités et établissements publics.
C'est pourquoi il semble essentiel de faire apparaître les gains de l'e-administration, notamment en ce qui concerne les processus collaboratifs et l'objectif du "zéro papier".
Dans les faits, Civitas avait anticipé dès 2005 la montée en puissance de cette nouvelle approche de l'e-administration, conçue comme le moyen d'atteindre plus rapidement des objectifs d'intérêt général, tels qu'un accès immédiat à l'information, la protection de l'environnement, la suppression des tâches à faible valeur ajoutée liées aux ressaisies multiples.
Au final, on doit considérer la situation actuelle comme le début d'une nouvelle étape, qui conduit par exemple à une dématérialisation complète : elle est désormais rendue possible, mais l'on doit bien constater qu'il reste beaucoup à faire pour qu'elle devienne généralisée.