Le SaaS investit le secteur public
Interview B. de Rodellec
Vice Président Civitas
SaaS (Software as a Service) : probablement desservi par sa complexité, cet acronyme désigne pourtant une opportunité bien réelle pour tous les utilisateurs d'applications informatiques, à savoir la possibilité d'accéder à l'ensemble des logiciels en étant facturé "à l'usage", sans avoir à administrer les différents composants nécessaires à leur utilisation.
En France, l'utilisation de cette expression anglo-saxonne sibylline à assurémént ralenti la diffusion de ce concept dans les entreprises et les administrations. La forte progression de cette formule au cours de ces derniers mois laisse cependant penser que cette première étape à été franchie.
Le fait est que le message est désormais bien entendu, notamment dans le secteur public. Le SaaS apporte en effet au moins 3 réponses concrètes aux impératifs des responsables des collectivités et administrations.
La première concerne leur capacité à anticiper la diminution de ressources, qui impliquera l'ensemble des services. Dans ce contexte, la possibilité de maîtriser les effectifs techniques, internes et externes, apparaît comme une marge de manoeuvre particulièrement bienvenue.
Le deuxième apport du mode SaaS est, dans le même esprit que le premier, de permettre de libérer les agents de nombreuses tâches chronophages, telles que l'administration, la maintenance applicative, les mises à jour ou une bonne part du support aux utilisateurs.
Le troisième aspect porte sur les qualités techniques des solutions disponibles. Là encore, quelques semestres se sont écoulés entre l'émergence médiatique du concept et l'apparition de plusieurs leaders technologiques.
Parmi les acteurs public qui se sont récemment engagés dans cette voie, le SICTIAM (Syndicat Intercommunal des Collectivités Territoriales Informatisées Alpes Méditerranée) permet d'envisager les voies d'un basculement massif des organismes publics vers la formule du SaaS.
Ce syndicat fédère en effet plus de 200 collectivités dans les trois départements des Alpes-Maritimes, des Alpes-de-Haute-Provence et du Var.
Sans abandonner aucun des services rendus aux adhérents, le SICTIAM a opté pour une prestation de 5 ans l'associant à l'éditeur Civitas, du groupe Cegid. Tous les adhérents auront ainsi la possibilité de faire migrer leurs données vers la plateforme de Cegid, qui assurera à la fois leur sécurisation, leur paramétrage, leur exploitation et leur mise à jour. Les applications concernées recouvrent notamment l'ensemble de la gestion financière et des ressources humaines.
Dans le contexte d'un effectif stable et d'un engagement de réduction des coûts, le SICTIAM peut ainsi garantir à ses adhérents un niveau de service au moins égal tout en permettant à ses agents de se consacrer pleinement à leurs coeurs de métier.
A ce jour, le projet de SaaS du SICTIAM constitue une première technologie dans le secteur public français.
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