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Actualités et tendances IT

Rapprochement école - entreprise : l'histoire est en marche, preuves à l'appui

La coopération entre établissements d'enseignement supérieur et entreprises se renforce. Les représentants des deux mondes se rencontrent autour de projets, de manifestations, ou dans des chaires et des fondations. Ils tissent ainsi des relations plus étroites qui garantissent aux étudiants une insertion professionnelle rapide et aux entreprises un gisement de matière grise.
Autant d'actions qui résonnent au coeur du programme Cegid Education.

La vie professionnelle se complexifie : le jeune diplômé changera d'entreprise, de profession et de fonction plusieurs fois dans sa vie. Sa formation doit le préparer à cette mobilité. Dans le même temps, les techniques de l'information ont provoqué la disparition de nombreux métiers et ont permis l'émergence de nouveaux qui exigent un socle de compétences plus large. En effet, les changements structurels tels que la mondialisation, le déploiement des techniques informatiques et des télécoms ou e développement durable accélèrent la transformation du contenu des métiers et des compétences requises.

 

Favoriser la capacité à innover des étudiants


Dans une époque de mutation, les jeunes diplômés représentent l'innovation, donc les gisements de croissance de la société de demain. Pourtant, le premier Rapport de la Commission pour la libération de la croissance française, présidé par Jacques Attali, paru en janvier 2008, constate que le système scolaire français échoue aujourd'hui  parce qu'il « ne valorise pas la créativité, l'imagination, l'erreur, la prise de risque…. » de la jeunesse. En résumé, il est mal adapté pour que les jeunes apportent tout leur potentiel de créativité aux entreprises. Comment peut-on encourager le goût de créer et l'esprit d'entreprise des cadres de demain? Comment réconcilier les demandes de l‘entreprise et les impératifs de l'enseignement supérieur ?

 

Promouvoir différentes formes de coopération


Les enseignants doivent connaître au plus près les évolutions et contraintes des entreprises pour adapter le contenu de leurs cours aux nouveaux modes d'organisation et aux exigences auxquelles elles sont soumises. Quant aux entreprises, elles doivent accompagner le parcours pédagogique des étudiants qu'elles accueillent afin que leurs stages soient un lieu de découverte des différents services et des métiers qui s'y rattachent. Cet apprentissage facilitera leur future polyvalence et mobilité et bénéficiera tout autant aux étudiants qu'aux entreprises qui les recruteront.

La coopération universités-écoles de l'enseignement supérieur et entreprises n'est pas nouvelle en France. Les conférences thématiques, les séminaires spécialisés, les journées portes ouvertes ont préparé le terrain. Aujourd'hui, les forums rassemblent des étudiants de différents horizons. Ainsi en est-il du World Entrepreneurship Forum Junior qui s'est tenu à Lyon sur le campus d'EMLYON Business School en juin dernier. Pendant trois jours, il a réuni des jeunes entrepreneurs et des étudiants francophones venant d'écoles de commerce, d'écoles d'ingénieurs et d'universités qui ont travaillé sur les thèmes suivants : « Innovation et entreprises de croissance », « Entrepreneuriat vert » et « Entreprendre au féminin ». L'année prochaine ce forum s'ouvrira à l'international.

Une autre forme de coopération concerne la formation des étudiants aux outils qu'ils utiliseront afin qu'ils soient opérationnels dès leur début de carrière. Beaucoup de métiers exigent la connaissance d'un progiciel de gestion intégré, la maitrise de la chaîne logistique ou de la gestion… Aussi les enseignants adaptent leurs projets pédagogiques pour former des diplômés (ingénieurs, masters) capables de maîtriser la conception et le développement de ces technologies ou leurs usages. Les éditeurs s'associent à leur démarche et bâtissent des partenariats qui comprennent le prêt de progiciel en adéquation avec le métier auquel ils se préparent et l'animation de cours pratiques.

 

Des chaires d'entreprises pour rapprocher écoles et entreprises.


Pour tisser des relations encore plus étroites, les grandes Ecoles (comme l'Ecole Polytechnique, HEC, l'Ecole centrale Paris, l'Ecole nationale supérieure des arts et métiers, l'ENA…) ont créé, depuis environ cinq ans, des chaires d'entreprises. Elles réunissent, autour d'une thématique définie, des étudiants, des enseignants et une ou plusieurs entreprises prêtes à investir des moyens humains et financiers. Ces membres développent pendant une durée déterminée des activités de recherche sur une problématique qui peut concerner la finance, l'organisation de l'entreprise ou des procédés industriels. Les entreprises partenaires sont étroitement associées au fonctionnement de la chaire et participent au comité scientifique.
Ces trois dernières années, ces chaires ont franchi la frontière des grandes Ecoles puisque d'autres établissements d'enseignement supérieur les ont adoptées. Les dernières chaires créées regroupent, le plus souvent, des étudiants de différents horizons (écoles de commerce, ingénieurs, écoles d'art…) au sein d'un même projet.
Une autre nouveauté concerne la nature du projet : elles sont passées de la recherche fondamentale à la recherche appliquée. Plus concrets, les projets s'appuient sur les compétences et les pratiques des entreprises partenaires et répondent à une demande de l'économie. Ils doivent aboutir à la création d'outils qui n'existent pas sur le marché, dans le cadre d'un cahier des charges défini par les entreprises. Ces chaires ont pour objectif de réaliser des prototypes commercialisables. Ensemble, étudiants, enseignants et cadres travaillent, donc, à réaliser leurs propres intérêts.

 

Une coopération encouragée par l'Etat


Depuis 2003, l'Etat encourage toute forme de coopération enseignement-entreprise. Il a développé une série de mesures fiscales, juridiques, réglementaires afin de favoriser ce type de partenariats au sein de fondations universitaires. Notamment, la loi relative aux libertés et responsabilités des universités dite « Loi Pécresse », adoptée au mois d'août 2007, a posé la nécessité de nouer ce mode de collaboration. Une modification du régime juridique autorise la mixité des fondateurs et l'entreprise peut ainsi déduire, à hauteur de 60%, dans la limite de 5‰ de son chiffre d'affaires, le montant annuel de son adhésion. Depuis la parution du décret d'applications, publié le 7 avril 2008, une trentaine d'universités ont déjà créé leur fondation.

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