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Le dico du SaaS

Les bénéfices du Cloud pour les TPE en 2 minutes !

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Actualités et tendances IT

Le Cloud Computing:
2 - Enjeux et points de vigilance

2eme volet sur 4 consacrés à ce dossier :
Economie budgétaire, maîtrise des coûts opérationnels, souplesse, agilité... Les bienfaits du Cloud Computing pour les entreprises sont potentiellement nombreux. Après la définition du cloud, nous abordons ici les apports du modèle pour l'utilisateur, mais aussi les points à surveiller dans le cadre d'une stratégie de développement cloud.

Prochains volets : la typologie des acteurs et la vision de Cegid sur le sujet.

 

Pour l'entreprise utilisatrice, l'un des principaux enjeux du cloud est, comme dans toute stratégie d'externalisation, d'ordre financier. Dès le départ, le cloud  exonère l'entreprise  d'un investissement  (parfois lourd) en achat de licences et de matériels : des économies facilement et rapidement mesurables.
Au-delà de l'investissement initial, la maîtrise du budget informatique est facilitée par le lissage des coûts et par la visibilité de la dépense sur le long terme. Plutôt que d'investir dans des immobilisations (CAPEX), l'entreprise concentre ses efforts sur ses dépenses opérationnelles (OPEX). L'imputation de l'informatique en OPEX libère des lignes de budget pour des investissements plus centrés sur le coeur de métier.

 

Accessibilité, agilité et productivité

La facturation à l'usage liée au cloud a l'avantage de la souplesse. L'abonnement est ajustable et modifiable après souscription, en fonction de l'évolution de l'activité et du nombre d'utilisateurs. Cette souplesse permet  d'adapter le périmètre fonctionnel choisi par l'entreprise en agissant sur les modules déployés, et de disposer ainsi d'une configuration sur mesure, à tout moment.
L'accès aux applications cloud ne nécessite qu'une simple connexion Internet. L'accès à distance pour les collaborateurs éloignés de l'entreprise se faisant sans difficulté, le cloud augmente la productivité des collaborateurs mais aussi leur satisfaction au quotidien grâce à la facilité et la rapidité d'accès aux informations de l'entreprise.
La productivité de l'entreprise se voit également largement optimisée grâce aux temps d'implémentation qui sont généralement réduits par rapport aux solutions classiques. L'utilisation de nouveaux modules proposés par l'éditeur est quasi-immédiate après souscription, contrairement au mode traditionnel qui implique un nouveau cycle de déploiement.
Le cloud se présente également comme une solution plus écologique que le modèle traditionnel, en assurant des économies sur la consommation d'énergie mais aussi en développant de la part des entreprises et des utilisateurs des usages davantage éco-responsables.

 

Panoplie de services

Le logiciel en mode cloud n'est pas qu'un logiciel : il englobe également un ensemble de services. A travers son abonnement cloud, l'entreprise utilisatrice bénéficie des ressources informatiques de l'éditeur et de l'hébergeur, qui assurent la mise en service, le paramétrage, la sécurisation, la maintenance et l'évolution des logiciels. Ils proposent souvent des services supplémentaires : reporting personnalisé, envoi d'alertes, etc.
 Parmi les services couverts par le cloud, la sécurité apparaît comme l'un des plus essentiels mais aussi des plus délicats. En effet certaines entreprises sont encore réticentes à l'idée de confier leurs données à un tiers. Pourtant, toutes ne disposent pas de moyens suffisants pour sécuriser leurs données (sauvegardes, infrastructures redondantes, surveillance, tests réguliers de restauration… etc.). Dans ce cas, l'hébergement par un professionnel s'avère une solution intéressante : il permet une meilleure sécurisation des serveurs et des données de l'entreprise. En cas de sinistre ou de catastrophe (incendie, inondation…), les procédures de redémarrage en mode dégradé sont bien mieux prises en charge par des infrastructures prévues, comme pour les datacenters.

 

Un point de vigilance important : la disponibilité du service

Malgré ces avantages indéniables, nous sommes encore loin en France d'une adoption massive du cloud. Si les obstacles technologiques ont tendance à s'estomper (ils devraient  pour la plupart disparaître d'ici cinq ans), de nombreux points de vigilance sont à prendre en compte.
La connectivité réseau, sur laquelle repose l'accès aux applications, devient  ainsi cruciale en mode cloud. La qualité du réseau et sa disponibilité sont donc d'importants points de vigilance. Quelques acteurs incluent le volet réseau dans leur offre avec par exemple des solutions de type VPN permettant de renforcer la fiabilité des accès et de proposer un service de bout en bout.
L'entreprise cliente doit également s'assurer d'avoir un taux de disponibilité adapté à la criticité de l'activité ou du logiciel confiés à l'éditeur.

 

La sécurité : un frein surtout psychologique ?

Malgré les prestations proposées par le fournisseur cloud en la matière,  la sécurité des données et des applications reste un sujet d'inquiétude pour les entreprises qui craignent une perte de leur confidentialité et représente donc  un frein majeur pour l'adoption du cloud. Cette crainte ne repose pas toujours sur des éléments objectifs car bien souvent l'éditeur cloud proposera un niveau de sécurité plus élevé que ce que l'entreprise est capable de fournir avec ses propres moyens.  Il est donc important que l'entreprise évalue finement le niveau de sécurité et les garanties dont elle a réellement besoin afin de bien comprendre les différents offres cloud, et estimer si l'éditeur saura concrètement répondre à ses besoins réels en matière de sécurité.  La relation de confiance avec l'éditeur jouera également ici un rôle capital.  

 

Calculer le coût à long terme

Autre point à considérer : le coût sur le long terme. Si le mode hébergé locatif permet de réaliser des économies à court terme, le coût total peut se révéler au bout de quelques années, supérieur au coût de licence d'une application traditionnelle. Tout dépend du mode d'utilisation (fréquence, nombre d'utilisateurs…) et de la durée de vie de l'application. Un calcul comparatif s'impose avant de faire son choix. Ce calcul ne doit pas se limiter aux coûts directs mais doit aussi intégrer l'ensemble des coûts cachés que le cloud va permettre d'économiser ainsi que l'impact des avantages du cloud sur le business de l'entreprise (productivité accrue, recentrage métier…).
La tâche n'est pas forcément facilitée par les modes de facturation proposés qui sont parfois peu "lisibles", et dépendent de plusieurs données : l'utilisation des fonctions (volumétrie), le coût de production ou de mise à disposition, incluant les évolutions, le degré de complexité, et enfin le tarif locatif du service. Les durées d'engagement peuvent varier d'un prestataire à l'autre mais restent pour la plupart autour de deux ou trois ans.

 

Intégration et standard

Dans un système d'information composé d'applications cloud, hébergées sur des serveurs distants, la question de leur intégration est  à considérer avec la plus grande attention. Avec le cloud, les processus d'intégration peuvent devenir plus “collaboratifs“ ou “étendus“. Dans certains cas, un flux applicatif peut solliciter plusieurs solutions hébergées sur des sites distants, voire des solutions On Premise ce qui implique la mise en œuvre de nouveaux processus de contrôle et de sécurité pour garantir de bout en bout l'intégrité des données et des processus.
Pour les éditeurs, le modèle cloud repose sur la mutualisation de l'offre : chaque solution doit couvrir des flux standards. Pour le client, cela peut impliquer qu'il lui faut rester très proche du standard de l'offre si cette standardisation est poussée à l'extrême par le fournisseur dans un souci de simplification. Il faut donc que l'entreprise s'assure avant de faire son choix que les solutions SaaS envisagées couvrent bien toutes les fonctionnalités métiers attendues par les utilisateurs ou offrent les possibilités de personnalisation nécessaires.

 

Attention au contrat

De manière générale, la dimension juridique et contractuelle est à étudier de près. Les clauses des contrats de services cloud concernent principalement la disponibilité, la sécurité,  la confidentialité et le support.  Les garanties relatives à la confidentialité des données, à  la traçabilité des données et des opérations et à la qualité des services sont à définir clairement notamment pour les applications critiques ou manipulant des données à caractère personnel, stratégique ou lié à une quelconque législation. A noter qu'en matière de conformité règlementaire, c'est bien l'entreprise cliente qui en reste juridiquement responsable, le fournisseur agissant en tant que sous-traitant... La réversibilité doit être encadrée avec précision dans le contrat qui lie tous les acteurs concernés. Egalement à surveiller : les engagements de disponibilité, la fréquence des sauvegardes, ainsi que le rôle respectif des différents acteurs, dont le nombre oscille entre un et quatre (par exemple : éditeur, hébergeur, intégrateur et opérateur réseau).

 

Freins organisationnels

Reste encore à s'affranchir des freins "culturels", liés à l'organisation des DSI et des métiers. Les entreprises tentées par l'approche cloud doivent se poser au préalable de nombreuses questions. Comment faire évoluer le métier des DSI du technique vers des compétences plus métier ? Comment s'assurer au mieux contre les risques réels d'indisponibilité de réseau et de perte de données ? Comment blinder juridiquement les relations avec les fournisseurs ? Quel schéma d'urbanisation entre les solutions cloud et On Premise ? Quel est l'impact sur les processus de l'entreprise et comment mener leur transformation ?
 Comme toute évolution majeure, les entreprises ont donc intérêt à bien définir leur chemin vers le cloud en accord avec leurs besoins et leurs contraintes pour que l'informatique dans les nuages puisse avoir le prometteur effet boule de neige qu'on lui prédit.

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Le Cloud Computing
4 - Le "cloud métier", ou la vision de Cegid

Le Cloud Computing
3 - Le marché et les acteurs

Le Cloud Computing:
2 - Enjeux et points de vigilance

Le Cloud Computing:
1 - définitions et approches

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