Sa stratégie dans ce domaine repose sur quatre solides piliers : une expérience historique du SaaS, un engagement marqué dans la transformation des usages, une approche technologique rodée et surtout la capacité à développer autour de ses logiciels métier un écosystème de partenaires experts qui lui prépare un bel avenir dans la fourniture de "clouds métiers".
Contrairement à de nombreux grands éditeurs d'applicatifs de gestion, Cegid n'est pas un nouveau venu dans le monde du SaaS. En rachetant en 2004 l'éditeur CCMX, fournisseur de solutions de gestion en mode ASP, Cegid s'est mis à la culture du logiciel-service hébergé et loué avec une longueur d'avance sur le marché.
Historiquement, les solutions SaaS de Cegid se sont développées dans le domaine de la gestion de la paie et du SIRH, mais aujourd'hui son offre SaaS s'est considérablement élargie et couvre bien d'autres domaines applicatifs que la GRH : la finance, la distribution, et même l'ERP. L'éditeur a su en effet accompagner l'évolution des cultures et la maturation du marché du SaaS, qui séduit de plus en plus d'entreprises, notamment de petite taille. Pour preuve, l'offre en mode SaaS pour les experts comptables que propose Cegid a conquis pas moins d'une centaine de cabinets en l'espace d'une seule année. Aujourd'hui, peu d'éditeurs français peuvent se targuer de réaliser, comme le fait Cegid, 16 millions d'euros de chiffre d'affaires sur les seules ventes d'abonnements en mode loué et hébergé. Ses solutions SaaS sont utilisées par 40 000 utilisateurs, 15 000 TPE, plus de 350 entreprises de taille moyenne et 350 collectivités locales et territoriales.
La transformation des usages
Au-delà du principe de l'abonnement ou de la tarification à la demande, rendant la facturation plus flexible pour l'entreprise utilisatrice et mieux adaptée aux variations de son activité, le SaaS implique un mode inédit de consommation du logiciel et se traduit par une révolution des usages. Cegid l'a bien compris.
Le SaaS et, plus généralement le cloud, appartiennent à l'univers de l'Internet Software, comme toutes les activités de gestion qui se sont développées dans le mode "e": e-commerce, e-marketing, e-learning... Autant de pôles d'activités et de compétences métier autour desquels des communautés se constituent : le marché va dans ce sens. Aussi l'environnement du SaaS favorise-t-il des usages de collaboration entre l'entreprise et ses partenaires. Il modifie en profondeur la relation de l'entreprise avec ses clients et prospects, rendant possibles de nouvelles prestations web, des types d'échanges et d'actions commerciales d'un nouveau genre : webdémos, souscriptions en ligne... Ainsi, Cegid propose d'ores et déjà à ses prospects un dispositif de "try and buy": le client intéressé peut essayer l'applicatif avant de l'acheter pendant trois mois gratuitement. Le principe s'applique aux offres destinées aux TPE (ERP, gestion comptable, facturation...) et aux cabinets d'experts comptables et juridiques. D'autres services web de ce type restent à inventer.
L'enjeu technologique du service
Pour un éditeur, les enjeux de la révolution du cloud sont lourds, impliquant pour lui une rupture non seulement économique (la remise en question de son business model) mais aussi technologique. Sa capacité à mutualiser et à industrialiser les offres et les services à bâtir autour du cloud constitue un facteur clé de réussite.
Pour pouvoir offrir à ses clients la gamme de services la plus adaptée, l'éditeur doit avoir résolu un certain nombre de points concernant l'infrastructure de son offre cloud. Parmi les questions qu'il doit se poser : quels sont les bons composants technologiques d'une offre cloud, notamment en termes de sécurité et de disponibilité? Quel est le bon niveau de services à offrir par application ? Toutes les applications ne réclament pas le même niveau de service : certaines transactions (financières, comptables) doivent être ultra-sécurisées, d'autres n'ont pas la même exigence. Certaines applications peuvent supporter une dégradation de service, pas d'autres. Il faut donc définir une notion de "juste SLA" par type d'application. De même, l'éditeur doit avoir défini les modes d'accès et d'utilisation de son cloud pour chaque offre pour en définir ses propriétés intrinsèques : public, privé ou mixte. En matière d'infrastructure et d'exploitation de système d'informations, Cegid et son centre de recherche bénéficient d'une expertise suffisamment solide pour apporter au marché les réponses adaptées.
Le facteur différenciant : le "cloud métier"
Mais là où Cegid peut faire vraiment la différence, c'est dans l'offre de services métier. Pour un éditeur de solutions applicatives, l'enjeu essentiel d'un logiciel proposé en mode cloud passe par la fourniture de services et de contenus spécifiques. L'informatique en nuages apporte en effet à un éditeur un avantage dont il doit tirer profit : la possibilité de travailler en mode collaboratif avec des tiers spécialisés, en l'occurrence des experts métier, pour fournir une offre plus personnalisée et répondant à des besoins métier qu'un progiciel standard ne peut couvrir.
Depuis de nombreuses années, Cegid travaille en étroit contact avec une multitude de partenaires experts : spécialistes de la production, experts dans le domaine juridique et légal, experts dans le domaine du retail... L'éditeur a montré sa capacité à trouver les bons partenaires experts), et travaille déjà avec une dizaine de partenaires métiers (exemples : Kyriba ou Sidetrade dans le domaine de la finance) et technologiques (exemple : Orange avec le raccordement récent des offres SaaS de Cegid au Cloud Orange Galerie).
Toute une gamme de "bouquets applicatifs"
D'où l'idée originale de construire avec ses partenaires toute une gamme de "bouquets applicatifs", ou suites intégrées thématiques, à l'instar des bouquets télévisuels proposés par certains opérateurs numériques. Ainsi, Cegid va proposer des bouquets de gestion des RH, ou de gestion financière, ou encore des offres sectorielles dédiées (pour le retail, le secteur public…).
Ces "bouquets applicatifs" ont pour but principal d'enrichir l'offre standard par des contenus métier plus ciblés, mais ils offrent en outre un autre avantage essentiel pour l'utilisateur : l'intégration. On sait en effet que, pour les entreprises qui ont fait le choix de solutions SaaS en "silos" distincts (un CRM en mode SaaS par exemple, difficile à connecter à l'ERP central, ou bien des solutions SaaS de gestion des RH non connectées au SIRH), l'intégration des applicatifs risque de devenir très vite un casse-tête. Le contenu des services est préparé avec ses partenaires, mais c'est Cegid qui, en opérateur de solutions logicielles, garantit l'intégration des fonctions, des processus et des données (par exemple, pour être capable de proposer, en intégrant GED et gestion de la paie, des fonctions d'éditique autour de la paie).
S'il est encore très largement considéré comme un éditeur hébergeur, Cegid est en passe de devenir le premier grand professionnel du "cloud métier » . Il a vocation, dans les années à venir, à se positionner comme un "cloud business application provider". C'est que Cegid a bien compris le sens de l'histoire : le client s'intéresse aux processus et aux services, et non plus seulement aux fonctions applicatives.