Dans l'esprit des dirigeants de PME, les logiciels décisionnels sont des outils réservés aux grandes entreprises. En réalité, le pilotage des performances, pour devenir plus efficace, gagne à être soutenu par des logiciels décisionnels adaptés. D'autant que les éditeurs proposent aujourd'hui des offres à la portée des petites et moyennes entreprises.
Un dirigeant d'entreprise, quelle que soit la taille de son organisation, doit maîtriser au moins trois éléments : son temps, le recrutement de ses collaborateurs, et sa vision stratégique.
A ces trois fondamentaux s'en ajoute un quatrième : la pertinence des prises de décision.
C'est d'ailleurs cet élément qui détermine le succès de l'entreprise dans tous ces métiers : on imagine facilement que des décisions hasardeuses en matière de recrutement, d'analyse du marché et de la concurrence ou d'arbitrage sur l'allocation des ressources conduisent à un échec.
Un ERP décisionnel pour prendre les bonnes décisions
Assurer une prise de décision pertinente repose sur des outils. Certes, le dirigeant d'entreprise peut faire confiance à son instinct, à son expérience, à son réseau ou à des faits plus ou moins objectifs, ce qui se révèlera probablement très risqué.
Le plus souvent, c'est le tableur qui fait office de logiciel décisionnel. Pour les tâches courantes de collecte de données, de pilotage et d'élaboration de tableaux de bord simples, cet outil suffit.
Mais il montre vite ses limites, dès lors que les volumes de données deviennent démesurés, que les croisements entre les informations se complexifient et que le nombre d'utilisateurs augmente.
Disposer rapidement des informations avec une informatique décisionnelle
En outre, dans la mesure où les décisions doivent être prises de plus en plus vite, le temps nécessaire à la réalisation du cycle entre l'extraction des données pertinentes, la nécessité d'apporter un regard critique et la communication des résultats se réduit.
Garantir la cohérence des données
Autrement dit, lorsqu'il s'agit d'évoluer du simple pilotage financier vers un reporting opérationnel, des outils dédiés tel qu'un ERP décisionnel sont rapidement nécessaires.
Ils présentent, pour le dirigeant d'entreprise, plusieurs atouts par rapport à une approche simplifiée de type tableur. D'abord, un seul outil décisionnel répond aux besoins de plusieurs fonctions simultanément : la production, la logistique, la finance, les ventes… Ensuite, il facilite la vérification de la cohérence des données, opération indispensable pour garantir la qualité des décisions.
Enfin, les outils décisionnels apportent des capacités d'analyse multidimensionnelle des données, ainsi que des possibilités d'historisation des informations.
L'ERP décisionnel
L'ajout d'outil d'aide à la décision au système de pilotage d'entreprise se traduit par quatre fonctions indispensables du chef d'entreprise : l'analyse des indicateurs de performances en fonction d'axes d'analyses spécifiques (les ventes, les ressources humaines, la production…), l'enrichissement de ces analyses par des fonctions de calculs, de tris, de ranking, de filtres, d'alertes, l'utilisation de simulations et la diffusion des analyses aux collaborateurs concernés.
Augmentation des projets décisionnels
De fait, la puissance des outils logiciels séduit : les entreprises françaises ont ainsi investi 12% de plus dans leurs projets décisionnels en 2006 par rapport à l'année précédente, selon le cabinet Pierre Audoin Consultants, soit au total 1,45 milliard d'euros.
Le marché du logiciel décisionnel se déplace vers les PME
« Ces outils ne sont pas pour nous car trop complexes et trop chers », affirmeront de nombreux dirigeants de PME. Il est vrai que les éditeurs qui dominent actuellement le marché se sont historiquement positionnés sur les grandes entreprises. Mais le marché se déplace vers les PME : les éditeurs leur proposent d'ailleurs des offres dédiées.
Le fait que le décisionnel déborde largement de ses fonctions historiques (l'analyse des ventes, le reporting financier…) vers la gestion de la performance d'entreprise met les PME sur le même plan que les grands comptes.